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Trachéo en urgence !
LA
TRACHEOTOMIE
Dr D.Rouland (Médecin Urgentiste,
Spécialiste en ORL) Technique chirurgicale nécessitant une grande
rigueur d’exécution, la trachéotomie se pratique dans des contextes très
différents et tout à fait opposés. Nous nous attacherons donc à décrire les
principes les principes de bases, communs à toutes les circonstances où son
indication ne fait aucune discussion, puis nous détaillerons les modes
opératoires propres à chacune. Cependant, avant de parler de la technique
elle-même, nous ferons un rappel anatomique de la région, rapide et
succinct. Enfin, nous donnerons les principales indications et nous discuterons
les alternatives à ce geste qui nous sont proposées avec leurs principaux
avantages et leurs inconvénients.
Rappel
anatomique:
La région qui nous intéresse se
situe à la face antérieure du cou, limitée en haut par la saillie du cartilage
thyroïde, en bas par la fourchette manubriale, et de part et d’autre, par le
chef antérieur du sterno-cleïdo-mastoïdien droit et gauche.
Fig.1 : cartilages thyroïde et
cricoïde |
Il est important de
connaître les rapports de l’axe aérien sur son trajet dans le secteur que
nous venons de délimiter, ainsi que sa structure.
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1) Structure de l’axe
aérien:
Le premier élément de cet axe est
le cartilage thyroïde.
Plus saillant et ouvert chez
l’homme que chez la femme, la “pomme d’Adam” représente grossièrement un livre à
demi ouvert vers l’arrière. La pliure est plus nette au sommet et quasi
inexistante à la base. Les deux ailes sont évasées en
haut.
La base s’articule avec le
deuxième anneau trachéal, le cartilage cricoïde.
Dans son échancrure, il contient
entièrement l’appareil vocal, lui constituant un bouclier antérieur, ainsi que
la partie initiale du tube digestif - les sinus piriformes, situés de part et
d’autre de l’organe vocal.
| La base s’articule avec le deuxième
anneau trachéal, le cartilage cricoïde.
Dans son échancrure, il
contient entièrement l’appareil vocal, lui constituant un bouclier
antérieur, ainsi que la partie initiale du tube digestif - les sinus
piriformes, situés de part et d’autre de l’organe vocal.
En avant, ses ailes
reçoivent, dans leur tiers inféro-externe, les sommets des lobes de la
glande thyroïde. La structure suivante, le cartilage cricoïde, est remarquable, par
rapport aux autres anneaux trachéaux, par sa hauteur, son épaisseur et par
le fait qu’elle constitue un cylindre complet.
Latéralement, son bord
supérieur s’articule avec le cartilage thyroïde.
En avant, il existe un
hiatus d’environ 3 à 5mm entre le bord inférieur du cartilage thyroïde et
le bord supérieur du cartilage cricoïde, comblé par un ligament épais et
puissant, la membrane crico-thyroïdienne. En arrière, son bord supérieur
s’articule avec deux cartilage sésamoïdes, les arythénoïdes, qui
participent à la phonation, eux-mêmes reçoivent les cartilages
corniculés. Le reste de la trachée est constitué de la succession de
cartilages semi-cylindriques séparés de ligaments.
La paroi postérieure de la
trachée est constituée par une membrane musculaire continue jusqu’aux
bronches. |

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fig.2:vue postérieure du
squelette du larynx
(cartilages) | 2) Rapports antérieurs de l’axe aérien:
Comme on l’a compris, le rapport
principal est constitué par la glande thyroïde. Elle est formée de deux lobes et d’un
isthme. L’isthme présente, de façon inconstante, un appendice aux dépends de son
bord supérieur, la pyramide de Lalhouette. Les lobes thyroïdiens, comme nous l’avons dit
plus haut, viennent s’adosser au tiers inférieur des ailes du cartilage
thyroïde, pour leurs pôles supérieurs et à la face externe du cartilage
cricoïde, pour leurs pôles inférieurs. L’isthme est en rapport avec la face
antérieure du cartilage cricoïde. Son bord supérieur est, normalement,
constamment en dessous de la membrane crico-thyroïdienne.
fig.3: rapports de la thyroÏde et
des deux premiers cartilages de la trachée entre
eux.
La pyramide de Lalhouette, quand
elle existe, vient barrer cette membrane, en dehors et à droite de la ligne
blanche. Elle est suspendue à l’os hyoïde par un tractus fibreux, le ligament
pyramidal. La
glande thyroïde est un organe très vascularisé. Cette particularité va être d’une grande
importance dans l’abord chirurgical de la région. La vascularisation artérielle ne représente
pas un écueil considérable. Elle est constituée par le tronc thyroïdien,
première branche de la carotide externe. Il se divise en plusieurs branches et
aborde la thyroïde par son pôle supérieur, longe le bord supérieur de la glande
et s’y résout par la face postérieure.
fig.4: vascularisation de la
face antérieure du cou.
La vascularisation veineuse, par
contre, riche et dense, est constituée de plexus qui parcourent, en particulier,
la face antérieure de la glande, juste au-dessous de l’aponévrose, elle-même
située derrière la graisse sous-cutanée, qui se résolvent dans le tronc veineux
thyroïdien inférieur, la veine polaire inférieure et la veine polaire
supérieure. Par ailleurs, c’est aussi, en général, au dépend de l’isthme que se
développent les goitres plongeants. Cette pathologie va constituer un obstacle
majeur lors de la trachéotomie: la glande passant alors en avant de l’axe
aérien, le recouvrant entièrement et descendant dans le thorax, en arrière du
manubrium sternal. En règle générale, dans le même temps, l’axe lui-même est dévié soit
d’un côté soit de l’autre de la tuméfaction. Le rapport postérieur principal de l’axe
aérien et le seul qui nous intéresse est l’œsophage.
Les techniques de la
trachéotomie : 1) Principes de base, communs à toutes les
techniques: a) position idéale du malade: De la position générale du malade, va
dépendre, de façon primordiale, la suite de l’intervention.
En effet, la rectitude stricte
du corps, notamment de la tête par rapport au thorax, va entraîner le
positionnement correct de la ligne blanche qui, rappelons-le, constitue son axe
de symétrie et une zone, ténue mais bien réelle, théoriquement
a-vasculaire. Cette rectitude est obtenue lorsque: - l’axe du cou est perpendiculaire à la ligne
passant par les moignons des épaules, lorsque les bras sont alignés
équitablement de part et d’autre du corps, - la ligne passant par les épines iliaques
antérieures est parallèle à celle passant par le moignon des épaules, les
membres inférieurs joints, - l’axe sagittal de la tête, représenté par
la ligne occipito-nasale, est perpendiculaire au plan du support du sujet - ce
qui est réalisé quand la pyramide nasale se projette comme la bissectrice de
l’angle formé par les pieds, talons joints. La bascule franche de la tête en arrière et
l’effacement des moignons des épaules, provoque l’allongement maximum du cou et
la projection de l’axe aérien avec effacement. La méthode la plus efficace pour obtenir
cette position est, soit de glisser un billot sous les épaules du patient, soit
de positionner la tête de celui-ci hors du plan où il est allongé, une traction
symétrique étant exercée, dans les deux cas, sur les deux membres supérieurs,
dans l’axe du corps.
b) Incisions:
La position qui vient d’être
définie, quelques soient les circonstances, va permettre d’inciser de façon
sûre. L’incision cutanée est horizontale et s’arrête au plan graisseux. En
fonction du contexte elle se fera plus ou moins haut dans l’aire définie au
début de cet exposé et sera toujours limitée par le chef antérieur des
sterno-cléido-mastoïdiens, de chaque côtés. En tout état de cause, on choisira,
de préférence, d’inciser au niveau d’une ride horizontale du cou, par souci
d’esthétique d’une part, pour limiter les effets rétractiles de la cicatrisation
d’autre part. A partir du plan graisseux et ce jusqu’à la trachée, les incisions
successives seront strictement verticales et médianes sur la ligne
blanche. C’est
dans l’individualisation des plans et dans la prise en compte de la position de
la thyroïde que vont différer les techniques de la trachéotomie
: - pour la
trachéotomie réglée, on choisira, le plus souvent, la voie
trans-isthmique, - l’extrême urgence, elle sera pratiquée, dans la mesure du possible, en
sous-isthmique. L’inclinaison de l’axe aérien - de haut en bas et d’avant en arrière -
impose que les incisions successives lui soient
perpendiculaires. Ceci implique que le bistouri soit constamment incliné lame vers le
haut, d’une dizaine de degrés par rapport à la verticale.
La dérogation à cette règle,
entraîne un abord tangentiel de la trachée et surtout un trajet erratique vers
le détroit supérieur du thorax avec le risque qu’il comporte : l’effraction de
l’un des gros troncs artériels de la base du cou.
2) La trachéotomie réglée
: Elle se
pratique au bloc opératoire, habillé et sous champ stérile et nécessite un
opérateur et un aide qui instrumentera en même temps.
a) L’instrumentation
: Les
instruments nécessaires à une trachéotomie réglée ne sont pas très différents de
ceux d’une boite de “petite chirurgie” : - badigeon, - cupule, - écarteur de Farabeuf,
- manche de bistouri et lame 21
ou son équivalent en matériel jetable, - petites pinces hémostatiques de
Hälstedt, -
et, seul matériel spécifique de l’intervention, un écarteur
tripode.
b) l’intervention
: Après un
large badigeonnage antiseptique comprenant le menton, le cou, les épaules et la
partie haute du thorax, on dispose quatre champs de telle sorte que le champ
supérieur longe la branche horizontale de la mandibule, les champs latéraux
suivent une ligne allant de la pointe de la mastoïde au tiers interne de la
clavicule. Le champ inférieur est disposé de manière à passer tangentiellement à
la fourchette manubriale. On incise la peau selon la méthode décrite au
chapitre précédant à trois travers de doigt au-dessus de la fourchette
manubriale, horizontalement, d’un sterno-cléïdo-mastoïdien à
l’autre. L’aide écarte la peau perpendiculairement à
l’incision. L’opérateur incise la graisse strictement le long de la ligne blanche au
bistouri froid jusqu’à l’aponévrose cervicale superficielle qui recouvre
l’isthme. L’ouverture de l’aponévrose est pratiquée au bistouri électrique, alors
que l’aide aura chargé le plan graisseux sur les lames des Farabeuf
perpendiculairement à l’axe du cou, du bord supérieur au bas inférieur de
l’isthme. C’est le temps hémorragique de l’intervention : les plexus veineux de
la face antérieure de la thyroïde sont juste attenants à
l’aponévrose. Une hémostase soigneuse doit être faite à l’aide des pinces de Hälstedt
et du bistouri électrique. L’isthme est sectionné au bistouri électrique
réglé en position d’électrocoagulation, là encore, strictement le long de la
ligne blanche. Les moignons de l’isthme sont chargés sur les Farabeuf et la glande et
dans le même temps décollé au doigt pour dégager la trachée.
L’incision de la trachée se fait
sous la forme d’un H horizontal : - la branche supérieure du H est pratiquée au
niveau du ligament inter annulaire sus-jacent, - la branche inférieure, au niveau du
ligament sous-jacent, - le segment vertical est pratiqué par transfixion de l’anneau trachéal
toujours le long de la ligne blanche. Les Faraud sont alors remplacés par
l’écarteur tripode et la canule de trachéotomie -canule armée à ballonnet avec
embout destiné à la ventilation assistée- est introduite dans la
trachée. Ce
temps opératoire est plus ou moins délicat selon que l’intervention se déroule
sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale :
- sous anesthésie locale,
l’introduction se fait sans problème, - sous anesthésie générale, le malade est
intubé et la sonde d’intubation constitue un obstacle à l’introduction de la
canule d’une part, d’autre part, l’effraction de la trachée rend la ventilation
assistée inefficace - il faudra donc une collaboration étroite entre l’opérateur
et l’anesthésiste, l’un introduisant la canule et gonflant rapidement le
ballonnet pendant que l’autre extube le malade et réadapte le respirateur à
l’orifice de la canule. Le dernier temps de l’intervention consiste à
réduire l’incision par un point cutané de part et d’autre de la canule et à
fixer cette dernière par un cordonnet, non sans avoir glissé une compresse
métalline prévue à cet effet sous les ailettes de la canule.
On constate que pour cette
technique, tous les temps opératoires sont contrôlés par la
vue.
3) La technique d’extrême
urgence : L’exposé qui va suivre n’a fait l’objet, à la connaissance de l’auteur,
d’aucun article ni d’aucune systématisation dans un traité de
chirurgie. Ceci représente donc la communication de faits d’expérience et de
pratique sur le terrain. La systématisation proposée est le fruit de
la compilation des interventions pratiquées par lui en extrême urgence en
pré-hospitalier et de la confrontation de sa pratique opératoire réglée ainsi
que de sa connaissance anatomique de la région.
a) les conditions de l’indication
:
Seule
l’impossibilité totale de l’accès à la glotte et donc l’impossibilité absolue de
l’intubation, dans un contexte de mort imminente, peut légitimer la décision de
la prise du risque de pratiquer une trachéotomie dans les conditions précaires
rencontrées en pré-hospitalier.
Cette
situation est exceptionnelle - elle s’est présentée trois fois en 26 ans dans la
carrière de l’auteur.
Quand la
décision est prise et que l’action est entamée, quoiqu’il puisse arriver, elle
doit être menée à son terme, c’est à dire à l’introduction d’une canule (ou, à
défaut, d’une sonde d’intubation) dans la trachée, en particulier si un
saignement important ou ressenti comme tel, se
produit.
b) instrumentation
: Elle est
réduite à sa plus simple expression. Il n’est pas question ici de compter sur un
aide opératoire - tout au plus, un ambulancier ou un pompier pourra passer le
matériel et tiendra l’aspirateur. Il faudra préparer avant de commencer, à
portée de la main : - un nombre important de compresses, - un bistouri jetable, lame
21, - une
aspiration de gros calibre (le tuyau d’aspiration sans sonde, est parfois
nécessaire lors de forts saignements), - une paire de gants
stériles.
c) l’intervention
: L’incision
sera pratiquée environ 1 cm au-dessous de celle qui est faite lors d’une
trachéotomie réglée, après la palpation de la thyroïde afin de s’assurer d’être
sous-isthmique. Elle se pratiquera, comme précédemment, d’un sterno-cléïdo-mastoïdien à
l’autre et sera de même strictement cutanée. Par contre, l’incision de la graisse, si elle
se fait toujours verticalement sur la ligne médiane, est accompagnée par le
doigt, recouvert d’une compresse, qui fait office de guide et de
décolleur. A
la palpation du plan aponévrotique, l’incision doit se faire le plus précisément
possible, le plus bas possible et surtout le plus médian possible. Le doigt
complètera l’ouverture vers le haut en la dilacérant et en refoulant l’isthme
vers le haut. C’est à ce moment que l’hémorragie est à craindre, en effet, on
peut blesser le tronc veineux thyroïdien. Le doigt repère l’anneau trachéal à ouvrir.
L’incision verticale se pratiquera en premier, les deux horizontales ensuite, en
commençant par l’incision inférieure. Dès l’ouverture complète, le doigt restant en
place, on glisse la canule ou la sonde d’intubation jusqu’à l’orifice où on
l’introduit. Le ballonnet doit être gonflé le plus rapidement possible pour pratiquer
une aspiration bronchique minutieuse (qui ramènera constamment du
sang). En
fonction de l’hémorragie, on fera ou non un pansement semi-compressif au niveau
de la plaie opératoire et on fixera solidement la canule ou la sonde (à l’aide
d’un fixe sonde pour cette dernière).
4) Techniques alternatives et
comparaisons avec la trachéotomie :
Toutes ces techniques ont en
commun de passer au travers de la membrane
crico-thyroïdienne.
a) mise en place d’un cathlon de
gros calibre -
avantages : - méthode peu traumatique pour les plans sous cutanés y compris pour
la thyroïde (pyramide de Lahlouette), - facilité du geste.
- inconvénient : - l’apport en
oxygène est faible et ne permet pas de délai prolongé, cependant, cette méthode,
mise au point au Vietnam, a permis de sauver la vie d’un certain nombre de
soldats.
b) dispositifs de cathétérisation
percutanés trans-crico-thyroïdiens : - avantages : - lorsque la glotte est
complètement obstruée, apport massif d’oxygène par rapport à la méthode
précédente ainsi que la possibilité d’une ventilation
assistée. -
inconvénients : - impossibilité de ventilation assistée si la glotte est encore
perméable, -
traumatique, surtout pour l’œsophage qui, s’il est lésé, donnera une fistule
oeso-trachéal, - risque, mineur, mais non nul, d’emphysème rétro œsophagien et des
tissus conjonctifs du cou jusqu’au médiastin compris,
- potentiellement traumatique
pour l’appareil vocal.
Par ailleurs, ces méthodes,
passent toutes par la voie trans-crico-thyroïdienne, ont en commun
l’inconvénient d’être le plus souvent inopérante en cas l’obstacles sous
glottiques. En effet, dans ce cas, l’obstacle peut se situer plus bas que
l’émergence de l’appareil dans la trachée. Dans tous les autres cas, elles sont à
discuter versus la trachéotomie vraie. Deux principes sont à considérer cependant
: - seule la
trachéotomie vraie, même en urgence, peut se contrôler par la vue au moment de
l’extraction de la trachée, - la méthode la meilleure, quand on est
confronté à l’inconnu, est celle qu’on croit posséder le
mieux.
Conclusion
: La
trachéotomie est un acte chirurgical et, comme tel, ne devrait pas sortir du
bloc opératoire et encore moins, bien sûr, de l’hôpital.
Pour opérer en toute sécurité et
en toute élégance, du temps, du matériel, de l’aide, et une structure tutélaire
et bienveillante sont, nous l’avons vu, nécessaires.
Il arrive cependant dans la
carrière d’un urgentiste, en dehors de ce cocon douillet, dans la tourmente de
l’extérieur, qu’il ait à décider si un obstacle mécanique - en fait un rien -
puisse avoir raison de la vie de quelqu’un dont il a la charge et qui, par un
geste qui doit rester une “curiosité”, un épiphénomène, une “histoire de
chasse”, retrouverait, dans la seconde, son intégrité, ou bien de voir mourir
son patient sans avoir rien tenté, avec la conscience de ne pas avoir été
iatrogène et donc de ne pas risquer d’avoir maille à partir avec la
justice.
Il va sans dire que les collègues
qui auraient des problèmes à l’intubation, même s’ils sont doués en chirurgie,
doivent oublier cet article, s’ils l’ont lu, et vite retourner au bloc
opératoire pour apprendre à... intuber.
Dr D
ROULAND.
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